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mercredi, 13 décembre 2006

99 Moutons & un Champenois...

Bonjour,
Je ne résiste pas au plaisir de vous "ressortir" cette historiette originaire de la Région:

"- Quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois cela fait ?
- Cent bêtes.
- Parfaitement !
Mais l'interpellé se remémore soudain l'origine de l'interlocuteur (ça y est !... La gaffe !!!) et, pour excuser sa maladresse ou son impertinence, selon qu'il s'agit d'un compagnon ou d'une compagne...
- Inutile de vous dire, réplique-t-il aussitôt, que je n'attache aucune importance à cet axiome ridicule; il me fut également cité à propos des Picards et des Normands, et c'est, j'en suis persuadé, par erreur, qu'il vous fut attribué.
Rien de tel alors pour le décontenancer davantage qu'un petit laïus dans le genre de celui-ci :
- Pardon! Je réclame, je revendique, pour mon pays, cette prérogative, et c'est justice, puisqu'elle lui est attachée. Elle n'appartient, quoique vous disiez, ni aux Picards, ni aux ... Pyrénéens; Quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois font bel et bien 100 bêtes...
...J'aime cependant croire que vous n'avez pas eu... l'obligeance d'attribuer au dicton un sens injurieux, puisqu'il consacre, et avec humour, nos vieilles qualités de race....... Décidément, vous n'y êtes pas du tout ! .... Allons... César !... Le fisc, la laine !.....„ Les centeniers... rappelez-vous !..... Non ??? !.. Vous avez donc totalement oublié un passage de l'histoire ancienne ? Une bribe de l'Histoire de la Patrie!! Voilà qui est presque impardonnable !... Néanmoins, puisque les gens de notre pays sont réputés TRÈS INDULGENTS, je vais seulement, et pour vous punir, tout au long vous la raconter :
Or donc au temps de la domination romaine, en... mais qu'importe!... « du temps des Romains » comme l'on dit bonnement chez nous, un Empereur jaloux de voir la prospérité de la Champagne déjà riche par ses moutons, voulut en profiter pour accroître ses richesses personnelles. Il fît annoncer qu'une taxe serait prélevée sur les troupeaux d'au moins 100 têtes. Naturellement, et sans avoir eu besoin de s’être donné le mot, le Iendemain chaque bergerie renfermait EXACTEMENT 99 moutons.
Sur ce, César, furieux, entra dans une colère bleue, peut-être rouge, se dit, et je croîs bien qu'il eut raison : « Ah ! Ça !! Ces gens-là se moquent de moi? (il employa des termes plus expressifs) Pour les mâter, je ferai compter le berger avec le reste... LES 99 MOUTONS ET LE CHAMPENOIS FERONT LES 100 BÊTES »... La phrase est restée.
…Mais la Champagne subtile, ayant eu vent de cette déclaration, on n'aperçut plus, et c'était à prévoir, depuis Durocortorum jusqu’à Augustobona que des caravanes de... 98 moutons. Durant toute une année on ne vit pas l’ombre d'un « as » aller grossir le budget impérial !…
De cette aventure, l'empereur eut l'esprit de rire, c'était le mieux. Il déclara qu’il n’aurait jamais raison des roublards de la « Haute Campagne », et cessa de les ennuyer.

Cette légende est donc, contrairement à ce que l'on pourrait croire, de prime abord, tout à l'avantage des Champenois. Déjà nous retrouvons en elle cette malice et ce sens pratique des affaires sur lesquels nous aurons à revenir, puisque nous avons à nous occuper du plus fin et du plus économe d'entre tous: celui qu'on nomme à la fois le « Gascon » et l’ « Auvergnat » de la Champagne..., le « Suippa ».
D’après Tuet il se pourrait que l'adage visé soit aussi une traduction de quelque vieux proverbe latin, visant les habitants de l’ancienne Campanie italienne, qui nourrissaient également beaucoup de moutons. Selon M. Quitard, et à sa suite M. Moreau Bertillon, Thibaut IV voulant faire face aux dépenses occasionnées par les fêtes, usa du même procédé que César, pour imposer ses sujets, et ceux-ci se dérobèrent à la façon de leurs ancêtres (* ).

(*) De plus on n’ignore pas qu’un droit de péage fut longtemps perçu sur les troupeaux ; et , les unités n’entrant pas en ligne de compte, rien d’étonnant à ce que les conducteurs divisassent les ovins en groupe de 99. Les préposés, en leur jetant alors à la face le dit proverbe, contribuèrent à le propager.
Napoléon 1er rectifiait le dicton en disant « Non, cela fait cent braves ». "

Bonne lecture & à bientôt...
Amitiés marnaises,
Sylvain

Commentaires

Bonsoir , fière d'être champenoise, native de Suippes, je veux bien faire la 100eme bête .
Très instructif .

Amitiés dijonnaises

Écrit par : marie | vendredi, 15 décembre 2006

comme quoi! il ne faut pas avoir d'idée préconçue, sur tel ou tel expression!

merci de donner, cette information que je connaissais pas

bonne journée
mone

Écrit par : mone | vendredi, 15 décembre 2006

Les commentaires sont fermés.

 
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