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mercredi, 10 janvier 2007

Trois Eglises de l'Est marnais en péril...

Voici un petit dossier paru dans l'édition vitryate de "L'Union" du jour:

Reims-la-Brûlée : Grande ennemie des églises, l'humidité n'avait pas épargné l'autel en bois dit «de la Sainte-Vierge» installé depuis le XIXe siècle dans la commune de Reims-la-Brûlée. «Il était pourri, un artisan d'Haussignémont en a donc assuré la restauration», commente simplement Bernard Puissant, premier magistrat de ce village d'environ 180 habitants. Pas forcément enclin à défendre à tout prix l'édifice religieux, l'édile affirme toutefois, pragmatique: «C'est important de l'entretenir sinon elle tomberait en ruines ! ». Reste que l'opération n'est bien évidemment «pas rentable», selon les mots mêmes du maire. Alors toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour choyer ce petit bout de patrimoine. «De temps en temps, il y a du bénévolat, relate Bernard Puissant. Les jeunes du pays ont par exemple restauré un peu le sol. Quand on trouve de l'aide, il faut la prendre ! »
Pour le reste, comme le clocher et le porche, refaits en 1990, ou la réfection de la toiture, découpée en deux tranches, le conseil municipal fait appel aux entreprises ou aux artisans. «On fait au fur et à mesure, selon les moyens de la commune.» Même si elle n'est pas classée, l'église reste chère au cœur de bien des habitants, notamment parmi les anciens. «Le chœur a été construit au XIIe siècle, l'abside au XIIIe et la nef au XVIe», détaille ainsi un retraité, en passionné. «L'autre particularité de cette église, c'est son clocher posé sur quatre pieux de chêne», ajoute notre historien local. Des spécificités qui méritent d'être protégées.

Plichancourt : «Notre église, on veut la préserver, c'est notre patrimoine, mais en même temps cela peut vite grever le budget communal. Il faut trouver un juste milieu.» Christian Seys, maire de ce village de quelque 145 âmes, se réjouit donc des derniers travaux engagés sur l'édifice religieux de Plichancourt, en plein accord avec ce principe. «Nous avons fait refaire la toiture. C'était prévu depuis longtemps mais, après la tempête de 1999, il n'y avait pas d'entreprise de charpente disposé à réaliser ces travaux. Au final, nous avons attendu et fait travailler un artisan local. La commune lui a fourni le matériel; il a assuré la réalisation. Résultat: sur un budget de 15.000 euros à l'origine, nous n'avons déboursé au final que 7.000 euros.»
Un exemple parmi d'autres puisque les rénovations en tout genre se succèdent sur cette petite église de style roman. «Sur les quinze dernières années, au moins dix budgets ont comporté des travaux pour l'église», note ainsi Christian Seys. Changement des bancs, plafonds, autel mais aussi système d'évacuation des eaux pluviales ou refonte complète du porche. La liste s'allonge depuis 1989: «On s'est alors soucié de l'église car, lors d'une messe, un banc a craqué, se souvient le maire qui n'était alors que conseiller municipal. Lors de la réunion suivante du conseil, le sujet a aussitôt été abordé.»
Pendant des années, c'est grâce au bénévolat que les réfections ont pu être concrétisées. Aujourd'hui, Plichancourt fait davantage appel à de véritables professionnels, «tout en recherchant la solution la moins coûteuse». La prochaine étape est déjà connue: «L'église est un lieu destiné à recevoir du public aussi l'installation d'une deuxième porte est-elle nécessaire pour être en conformité avec la législation.»

Bassuet : «J'ai passé des heures à effectuer des travaux dans cette église, toujours avec passion ! » Pour le maire de Bassuet, Jean Walczak, le patrimoine est un bien des plus précieux. «Ce que je veux préserver, c'est ce que représente le clocher pour tout habitant, croyant ou non. Après tout, une bonne partie de l'histoire se vit dans l'église», affirme l'édile.
En toute logique, les vitraux de cet édifice, qui date du XIXe siècle dans sa forme actuelle mais serait né avant 1147, seront l'une des priorités de l'année 2007. «Ils sont vieillissants, leur plomb est devenu cassant et ils ont subi la tempête», résume le premier magistrat qui travaille sur un projet mêlant restauration et création.
L'atelier Mauret-Billerey d'Étrepy lui a d'ailleurs d'ores et déjà fait des propositions, en digne héritier des premiers concepteurs des vitraux de cette église.
«Deux baies ont été créées par Edgar Mauret en 1922 et j'ai retrouvé les cartons de ces vitraux», explique Charles-Henri Billerey, qui a repris les rennes de l'activité fin 2005. A Bassuet, sept baies seront munies de vitraux neufs et deux autres restaurées lors d'un chantier colossal qui pourrait durer six mois.
Plusieurs planches de photographies de l'église sous les yeux, Jean Walczak se souvient des tranches de rénovation passées.
«Pendant des années, on a tout fait bénévolement ce qui nous a permis de réaliser des économies pour aujourd'hui pouvoir faire travailler un maître verrier», explique le maire qui évoque les enfants de l'école triant les pavés lorsque les bonnes volontés de la commune s'étaient attelées à la remise en état du sol. Des bonnes volontés qui ont œuvré aussi sur les bancs, les façades ou le réseau électrique alors que quelques décennies en arrière l'église menaçait de rendre l'âme.
Avec parfois quelques arrangements avec l'architecture d'origine, l'édifice n'étant pas classé, pour l'adapter aux conditions climatiques et éviter une dégradation accélérée. Sourire aux lèvres, Jean Walczak conclut: «Il s'agit de faire perdurer cette église encore au moins un siècle ! »

Amitiés marnaises,
Sylvain

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