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vendredi, 12 janvier 2007

Gloire militaire de la Marne: Jean-François THARON

Vous trouverez régulièrement dans ces pages quelques notices biographiques intitulées "Les Gloires militaires de la Marne" tirées de l'Almanach Matot-Braine de 1915-1917.
En voici une nouvelle:

Jean-François THARON: Lieutenant-Colonel d'Infanterie de Marine et Officier de la Légion d'Honneur, né à Moiremont le 23 nivôse an VI (12 janvier 1798), mort à Châlons-sur-Marne le 31 mars 1881.
Incorporé à la Légion de la Marne, il prit part à la Guerre d'Espagne en 1823 et paya vaillamment sa dette au Pays.
Nommé Lieutenant en 1829, il fut maintenu dans les Colonies pendant 25 ans.
Il était devenu Capitaine en 1838, devint Chef de Bataillon en 1845, Lieutenant-Colonel en 1854, au 2e Régiment d'Infanterie de Marine.
On lui confia le commandement supérieur des troupes de la Martinique.
En 1849, une insurrection ayant éclaté parmi les Noirs de Marie-Galante, le Commandant THARON fut chargé de la réprimer.

Amitiés marnaises,
Sylvain

PS: d'autres informations concernant le Commandant THARON sont également disponibles dans l'ouvrage de l'Abbé LALLEMENT, "Pages militaires de Moiremont", publié par les Editions Matot-Braine en 1909.
Si l'un d'entre vous peut me fournir une copie de cet ouvrage, qu'il en soit par avance remercié ;-))

jeudi, 11 janvier 2007

Les Tourbières de la Vallée de la Vesle

Voici une nouvelle note extraite des Rapports présentés lors de la seconde session du Conseil Général de la Marne de 1948.
Cette fois-ci, il s'agit d'un extrait du Rapport de l'Ingénieur en Chef des Mines, concernant donc les Tourbières de la Vallée de la Vesle:

"Toutes les exploitations sont concentrées sur les marais de la Vallée de la Vesle.
La puissance de gisement présente, dans cette région, des variations assez considérables, de sorte que s'il est possible de parler de limites (1 à 2 mètres dans les Marais de la Vesle), il ne saurait être question de parler d'épaisseur moyenne.
La qualité des produits est aussi très variable.
En 1947, trois exploitations seulement ont été en activité dans la Marne. Ces 3 tourbières appartiennent à 2 exploitants.
Deux appartiennent à la Société des Tourbières de la Vallée de la Vesle; l'autre à la Société des Tourbières de Courmont.
Les tourbières en activité sont des exploitations de moyenne importance, possédant un équipement convenable et utilisant les mêmes équipes depuis plusieurs années.
Le tonnage de tourbe sèche extraite en 1947 représente seulement 3200 tonnes, alors qu'il était de 4900 tonnes en 1946.
La proximité de Reims explique le maintien de l'activité de la Vallée de la Vesle.
Quant au personnel, il varie dans des limites très larges comme dans toutes les industries saisonnières. Il est passé de 14 en hiver (cadres spécialisés) à 60 en période d'activité."

Amitiés marnaises,
Sylvain



mercredi, 10 janvier 2007

Trois Eglises de l'Est marnais en péril...

Voici un petit dossier paru dans l'édition vitryate de "L'Union" du jour:

Reims-la-Brûlée : Grande ennemie des églises, l'humidité n'avait pas épargné l'autel en bois dit «de la Sainte-Vierge» installé depuis le XIXe siècle dans la commune de Reims-la-Brûlée. «Il était pourri, un artisan d'Haussignémont en a donc assuré la restauration», commente simplement Bernard Puissant, premier magistrat de ce village d'environ 180 habitants. Pas forcément enclin à défendre à tout prix l'édifice religieux, l'édile affirme toutefois, pragmatique: «C'est important de l'entretenir sinon elle tomberait en ruines ! ». Reste que l'opération n'est bien évidemment «pas rentable», selon les mots mêmes du maire. Alors toutes les bonnes volontés sont les bienvenues pour choyer ce petit bout de patrimoine. «De temps en temps, il y a du bénévolat, relate Bernard Puissant. Les jeunes du pays ont par exemple restauré un peu le sol. Quand on trouve de l'aide, il faut la prendre ! »
Pour le reste, comme le clocher et le porche, refaits en 1990, ou la réfection de la toiture, découpée en deux tranches, le conseil municipal fait appel aux entreprises ou aux artisans. «On fait au fur et à mesure, selon les moyens de la commune.» Même si elle n'est pas classée, l'église reste chère au cœur de bien des habitants, notamment parmi les anciens. «Le chœur a été construit au XIIe siècle, l'abside au XIIIe et la nef au XVIe», détaille ainsi un retraité, en passionné. «L'autre particularité de cette église, c'est son clocher posé sur quatre pieux de chêne», ajoute notre historien local. Des spécificités qui méritent d'être protégées.

Plichancourt : «Notre église, on veut la préserver, c'est notre patrimoine, mais en même temps cela peut vite grever le budget communal. Il faut trouver un juste milieu.» Christian Seys, maire de ce village de quelque 145 âmes, se réjouit donc des derniers travaux engagés sur l'édifice religieux de Plichancourt, en plein accord avec ce principe. «Nous avons fait refaire la toiture. C'était prévu depuis longtemps mais, après la tempête de 1999, il n'y avait pas d'entreprise de charpente disposé à réaliser ces travaux. Au final, nous avons attendu et fait travailler un artisan local. La commune lui a fourni le matériel; il a assuré la réalisation. Résultat: sur un budget de 15.000 euros à l'origine, nous n'avons déboursé au final que 7.000 euros.»
Un exemple parmi d'autres puisque les rénovations en tout genre se succèdent sur cette petite église de style roman. «Sur les quinze dernières années, au moins dix budgets ont comporté des travaux pour l'église», note ainsi Christian Seys. Changement des bancs, plafonds, autel mais aussi système d'évacuation des eaux pluviales ou refonte complète du porche. La liste s'allonge depuis 1989: «On s'est alors soucié de l'église car, lors d'une messe, un banc a craqué, se souvient le maire qui n'était alors que conseiller municipal. Lors de la réunion suivante du conseil, le sujet a aussitôt été abordé.»
Pendant des années, c'est grâce au bénévolat que les réfections ont pu être concrétisées. Aujourd'hui, Plichancourt fait davantage appel à de véritables professionnels, «tout en recherchant la solution la moins coûteuse». La prochaine étape est déjà connue: «L'église est un lieu destiné à recevoir du public aussi l'installation d'une deuxième porte est-elle nécessaire pour être en conformité avec la législation.»

Bassuet : «J'ai passé des heures à effectuer des travaux dans cette église, toujours avec passion ! » Pour le maire de Bassuet, Jean Walczak, le patrimoine est un bien des plus précieux. «Ce que je veux préserver, c'est ce que représente le clocher pour tout habitant, croyant ou non. Après tout, une bonne partie de l'histoire se vit dans l'église», affirme l'édile.
En toute logique, les vitraux de cet édifice, qui date du XIXe siècle dans sa forme actuelle mais serait né avant 1147, seront l'une des priorités de l'année 2007. «Ils sont vieillissants, leur plomb est devenu cassant et ils ont subi la tempête», résume le premier magistrat qui travaille sur un projet mêlant restauration et création.
L'atelier Mauret-Billerey d'Étrepy lui a d'ailleurs d'ores et déjà fait des propositions, en digne héritier des premiers concepteurs des vitraux de cette église.
«Deux baies ont été créées par Edgar Mauret en 1922 et j'ai retrouvé les cartons de ces vitraux», explique Charles-Henri Billerey, qui a repris les rennes de l'activité fin 2005. A Bassuet, sept baies seront munies de vitraux neufs et deux autres restaurées lors d'un chantier colossal qui pourrait durer six mois.
Plusieurs planches de photographies de l'église sous les yeux, Jean Walczak se souvient des tranches de rénovation passées.
«Pendant des années, on a tout fait bénévolement ce qui nous a permis de réaliser des économies pour aujourd'hui pouvoir faire travailler un maître verrier», explique le maire qui évoque les enfants de l'école triant les pavés lorsque les bonnes volontés de la commune s'étaient attelées à la remise en état du sol. Des bonnes volontés qui ont œuvré aussi sur les bancs, les façades ou le réseau électrique alors que quelques décennies en arrière l'église menaçait de rendre l'âme.
Avec parfois quelques arrangements avec l'architecture d'origine, l'édifice n'étant pas classé, pour l'adapter aux conditions climatiques et éviter une dégradation accélérée. Sourire aux lèvres, Jean Walczak conclut: «Il s'agit de faire perdurer cette église encore au moins un siècle ! »

Amitiés marnaises,
Sylvain

mardi, 09 janvier 2007

Il y a 50 ans, un train de munitions explosait à la Gare de Sézanne

Trois soldats tués. Douze blessés. 200 personnes sans abri. Il y a 50 ans, jour pour jour, Sézanne était secouée par l'explosion d'un train de munitions. Les Sézannais se souviennent encore.

Une plaque. Trois noms gravés. Une mention, «Explosion du 9 janvier 1957». Voilà tout ce qui rappelle le drame qui s'est joué, il y a 50 ans, en gare de Sézanne.
Le bilan est tragique. Trois soldats français ont péri ce jour-là, tués par l'explosion de tête de roquette. Douze Sézannais, dont trois pompiers ont été blessés par des éclats. Plus de 200 personnes ont dû être relogées, vitres, toitures et habitations ayant été endommagées à des centaines de mètres à la ronde.
De leur côté, les membres de la toute jeune association «Sezannia» ont souhaité faire revivre cet épisode tragique du passé au travers de témoignages, de documents et de photographies. «Ce drame s'est passé il y a 50 ans, jour pour jour. Il existe encore quelques témoins de cette époque. Il nous semblait important de commémorer ce triste anniversaire, 50 ans après», assure Jacqueline Touchais prouvant, s'il en était besoin, que ce Cercle d'histoire de Sézanne et ses environs «ne s'intéresse pas qu'à l'histoire du Moyen âge». Et René Guyot de poursuivre: «Il s'agit également de permettre aux gens d'apporter un témoignage ou d'en découvrir certains, d'une histoire qui les touche de très près».
Simon Makolandra, le trésorier de «Sézannia» a vécu l'explosion du 9 janvier 1957. «J'avais huit ans à l'époque, mais je me souviens parfaitement de ce jour-là». Ses parents résidaient à une cinquantaine de mètres de la gare. «Là où se situe, aujourd'hui le parking du centre Leclerc», resitue le Sézannais.
«Ce jour-là, je n'étais pas chez moi. Lorsque j'ai voulu regagner le domicile de mes parents, quelqu'un m'a dit: "Vous les gamins, vous ne passez pas"». Il était près de 18 heures. «On a entendu des bruits énormes. Les étincelles étaient visibles très haut dans le ciel et surtout, une pluie d'éclats de ferraille ne cessait de tomber sur nous».
Ce n'est que vers 20 heures que le père de Simon a pu rejoindre son fils. «On est passé derrière l'usine pour rentrer. Elle avait été gravement endommagée par cette série d'explosions», témoigne l'homme âgé aujourd'hui de 58 ans.
Le trésorier de «Sézannia» ainsi que les membres de l'association travaille sur cette exposition depuis près de six mois.
De son côté, Simon Makolandra a pu mettre la main sur toute une série de photos, données par la famille d'un sinistré.
Conscient du contexte particulier de cette époque, «on était en pleine guerre d'Algérie», rappelle Jacqueline Touchais, les membres de «Sézannia» n'ont pu recueillir que quelques témoignages notamment celui de Mme Bellanger, infirmière à l'hôpital au moment du drame.
«Certains témoins ont préféré ne pas voir ressurgir des souvenirs douloureux en venant apporter leurs témoignages mais on espère qu'ils viendront visiter l'exposition», assure, confiant, René Guyot.
Dans les documents, les visiteurs retrouveront la «Une» que L'Union a consacrée à cet événement dès le 10 janvier. A l'époque, «Le Figaro» titrait: Sézanne semblable à une ville bombardée. L'hebdomadaire à sensation «Radar» consacrait deux pleines pages de photos sous le titre choc: Sézanne revoit les horreurs de la guerre. C'était il y a 50 ans.

Malgré son âge, 81 ans, le père Albert Mathieu affirme: «Je n'oublierai jamais cette terrible journée et celles qui suivirent l'explosion».
Ordonné prêtre en décembre 1948, Albert Mathieu a été nommé à la paroisse de Sézanne le 2 janvier 1949. Il assurera ses fonctions jusqu'au 2 octobre 1951 pour rejoindre Broyes et Les Essart-lès-Sézanne de 1961 à 1966.
«A l'époque, j'étais également aumônier militaire. Je connaissais donc parfaitement les militaires du dépôt de munitions d'Allemant».
Et pour cause. «Je venais discuter chaque soir avec eux. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque. C'était la guerre d'Algérie ! ».
Et d'apporter un éclairage sur l'ambiance de l'époque: «On stockait les munitions à Allemant. Dès 1955, les munitions étaient envoyées à Marseille, par des itinéraires soi-disant tenus secrets. Et les trains étaient chargés en gare de Sézanne».
Ce jour-là, le père Mathieu se souvient que «le chargement des wagons s'est achevé vers 17 heures. Un officier devait les plomber lorsque l'explosion a eu lieu».
Le curé se rappelle bien de l'explosion. «Je me suis vraiment demandé ce qui se passait. J'ai pris ma voiture jusqu'à la rue Notre-Dame. Il fallait évacuer le quartier de la gare et empêcher les curieux d'approcher». Une seconde explosion est alors survenue. «Et tout le monde avait disparu en trois minutes».
L'aumônier se rend alors à Allemant «et personne n'était au courant concernant les trois militaires tués». Le 22 janvier 1957, Albert Mathieu assistera aux obsèques de l'un des trois victimes dans l'Ain. «Celle que je connaissais le mieux».
Les sans-abri se comptent par centaines. «Il a fallu alerter la Croix-Rouge et le Secours catholique pour procéder au relogement notamment vers le Prétoire».
Des couvreurs et vitriers de toute la région sont appelés en renfort dès le lendemain de l'explosion. «Des morceaux de wagon ont été retrouvés jusque dans la rue de Châlons». A l'époque de nombreux journaux avaient relaté l'événement.

Amitiés marnaises,
Sylvain

lundi, 08 janvier 2007

Petite lecture...

Une de mes correspondante m'a fait parvenir il y a quelques temps un lot de Rapports préfectoraux et de Compte-rendus des délibérations du Conseil Général de la Marne des Assemblées d'après-Guerre (la Seconde en l'occurence).
Voici une petite note du Préfet de la Marne, Monsieur GRIMAUD, datant de la seconde session de 1948:

"Le 8 juin 1944, à la suite des bombardements des 29 & 30 mai qui endommagèrent la prison provisoire, Rue du Général Battesti à Reims, l'Administration préfectorale réquisitionna l'immeuble sis dans cette ville, 8 Rue des Telliers et appartenant à M. le Docteur QUENTIN, pour servir à la détention des prisonniers de droit commun.
L'Administration pénitentiaire ne se servant plus de cette propriété, la réquisition prit fin légalement le 30 juin 1946, date à laquelle toutes les réquisitions de l'usage des biens meubles ou immeubles prononcées avant le 2 novembre 1945, sont devenues caduques.
Mais il n'en reste pas moins que l'immeuble, Rue des Telliers, aménagé en Maison d'Arrêt par les soins du Département doit être remis en état par celui-ci.
En effet, M. le Ministre de la Justice, que j'avais pressenti à cette occasion, décline toute responsabilité de son Administration dans le paiement des travaux de réparation à effectuer, la transformation en prison de l'immeuble du Docteur QUENTIN ayant été exécutée à une époque antérieure à la cession à l'Etat de la Maison d'arrêt de Reims.
Il ne semble donc pas possible d'éviter au Département, la lourde charge que vont constituer pour lui les frais de remise en état qui s'élèvent suivant devis du 20 août 1948 de M. ROBERT, Architecte de M. le Docteur QUENTIN, à la somme de 1.203.944 frs.
Cette dépense pourrait être légèrement atténuée par la récupération, au profit du Département, du matériel à déposer: portes barreaudées, grilles et d'une manière générale de tout ce qui constituait le dispositif de sécurité de l'Etablissement.
J'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir vous prononcer sur cette question."

Je n'ai malheureusement pas la discussion, la délibération ni la décision sur cette question des Conseillers Généraux.

Si ce type d'information vous intéresse, n'hésitez pas à m'en faire part, je transcrirai alors d'autres notes du "même tonneau".

Amitiés marnaises,
Sylvain

dimanche, 07 janvier 2007

La bière à Reims au cœur de la revue «Regards sur notre Patrimoine»

Le Numéro 20 de «Regards sur notre Patrimoine» édité par la Société des Amis du Vieux Reims accorde une place importante à l'histoire de la bière à Reims. Avec en plus d'autres sujets fort intéressants.

Une fois encore les amoureux de l'histoire locale vont se délecter à la lecture du nouveau bulletin de la Société des amis du Vieux Reims qui propose son vingtième numéro après dix ans d'existence. On retiendra tout particulièrement l'important travail présenté par Franck Tourtebatte sur les brasseries rémoises disparues. Une synthèse pertinente d'un ouvrage qu'il va sortir prochainement et qui aura pour titre: «La Marne, pays de la bière»
«C'est à partir du Second Empire et plus encore de la Troisième République que l'essor de l'activité brassicole manufacturière est le plus significatif», raconte M.Tourtebatte. Plusieurs facteurs ont favorisé ce développement: la croissance démographique, le développement des moyens de communication et une importante présence militaire ! De plus avec la crise du phylloxera, les Français ayant tendance à se reporter sur les spiritueux, l'État fit tout pour encourager plutôt la consommation de bière comme boisson de substitution.
Et les brasseries industrielles se développent comme de champignons dans le département, pour moitié d'entre elles créées par des Alsaciens et des Lorrains contents de rester en France après la débâcle de 1870.
L'auteur nous donne des chiffres. De 25.900 hl produits à Reims en 1832 on en comptabilise 70.000 hl en 1899. Un chiffre facile à vérifier puisque les brasseurs devaient chaque année verser un abonnement annuel à la ville en guise de paiement de droits d'octroi. Un abonnement qui comme tous les impôts a eu tendance à augmenter au grand dam des brasseurs !
Agrémentant son énumération d'affiches colorées, Franck Tourtebatte dresse la liste de toutes ces brasseries, familiales ou industrielles qui ont existé jusqu'en 1972 à Reims: Boulanger, Brasserie de Reims, Gambrinus, La Jeanne d'Arc, la brasserie et malterie la Rémoise, la Sicambre, La Marne qui exportait même au Tonkin et à Madagascar. Il évoque l'histoire de la bière «XXe siècle» créée par souscription par 828 personnes et qui a produit jusqu'à 18.000 hl/an rue Ernest Renan. Une brasserie finalement rachetée avant guerre par la Comète et qui termina sa vie en embouteillant la Slavia, mais pire: du Coca cola !

Au fil du magazine on en apprend un peu plus avec Colette Cortet sur «L'Iris de Florence», créée en 1882, et promoteur d'artistes régionaux avec sa galerie Leconte.
Un point est fait sur l'état de la numérisation des 2.000 plaques de verre rapportées par Hugues Krafft au cours de ses pérégrinations à travers le monde.
Très informative interview de Jacques Terrisse, conférencier, du groupe d'Archéologie amateur et collectionneur de plus de 15.000 photos d'archéologie régionale. L'occasion d'en savoir plus sur les Rèmes, les Gaulois qui n'étaient pas si sauvages que ça, les origines de Durocort etc.
Les numismates apprécieront l'article et la description précise du dépôt monétaire dit «Trésor des Carmes» découvert rue Gambetta en 1972 avec pas moins de vingt personnalités impériales.
A partir d'un simple menu, Isabelle Chastang imagine l'ambiance d'un repas pris par Hugues Krafft le 4 mai 1930.
Autres sujets encore: une visite à Nancy, berceau de l'Art Nouveau, une promenade dans le Gâtinais.
Bonne lecture.

Regards sur notre Patrimoine N° 20. Dans les bonnes librairies et au Musée Hôtel le Vergeur, 36 Place du Forum à Reims. Site Internet

Amitiés marnaises,
Sylvain

samedi, 06 janvier 2007

Gloire militaire de la Marne: Jean-Baptiste LEGRAND

Vous trouverez régulièrement dans ces pages quelques notices biographiques intitulées "Les Gloires militaires de la Marne" tirées de l'Almanach Matot-Braine de 1915-1917.
Bonne lecture !

Jean-Baptiste Henri LEGRAND:
Baron de l'Empire, né à Reims le 5 janvier 1757, entra comme soldat au Régiment de la Reine en 1773.
Il se distingua dans plusieurs combats, et notamment le 29 floréal an II (18 mai 1794), au Combat de Bousbeck, où il reçut un coup de sabre au poignet en combattant corps à corps un détachement de cavaliers anglais.
Le 8 floréal an VII (27 avril 1799), à l'Affaire de Cassano, il reçut une balle à la jambe gauche et un biscaïen lui fracassa la jambe droite.
Il reçut encore un coup de biscaïen dans la tête et eut son cheval tué sous lui à la Bataille de Talaveira, le 28 juillet 1809.
Retraité Colonel du 58e d'Infanterie de Ligne, Commandant de la Légion d'Honneur.
Décédé en 1839.

Amitiés marnaises,
Sylvain

 
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